En cabinet ou en établissement, les professionnels de la réadaptation et de l’accompagnement du handicap sont parfois confrontés à des situations d’urgence pendant les séances. La formation AFGSU renforce leur capacité à intervenir rapidement, en toute sécurité.
Dans ce guide, vous découvrirez :
- Si l’AFGSU est obligatoire pour les psychomotriciens et ergothérapeutes
- Comment gérer un malaise, une chute ou une urgence en séance de rééducation
- Comment intégrer l’AFGSU dans la formation continue ou initiale de ces professionnels

L’AFGSU est-elle obligatoire pour les psychomotriciens ?
Oui, l’AFGSU de niveau 2 est obligatoire pour les psychomotriciens. Cette exigence est conforme à l’arrêté du 30 décembre 2014, qui stipule que tous les professionnels de santé mentionnés dans la quatrième partie du Code de la santé publique doivent être titulaires de cette attestation.
L’AFGSU est une formation certifiante encadrée par l’arrêté du 30 décembre 2014, modifié par celui du 1er juillet 2019. Elle se décline en deux niveaux principaux :
| Niveau | Public visé | Objectifs |
|---|---|---|
| AFGSU 1 | Personnel non soignant travaillant dans des structures de santé | Acquérir les gestes de secours et d’alerte |
| AFGSU 2 | Professionnels de santé inscrits au Code de la santé publique | Gérer les urgences vitales et potentielles, y compris collectives |
Les Centres d’Enseignement des Soins d’Urgence (CESU), habilités par les ARS, sont seuls autorisés à délivrer cette attestation.
Utilisation de l’AFGSU en séance de psychomotricité
La psychomotricité peut exposer à des situations urgentes : chute avec traumatisme crânien, malaise lié à une pathologie associée.
Dans ces situations, les gestes de secours appris (comme la PLS, la désobstruction des voies aériennes ou le contrôle d’une hémorragie) permettent d’agir efficacement en attendant l’arrivée des secours.
L’AFGSU et la pratique en ergothérapie
L’AFGSU 2 est obligatoire pour les ergothérapeutes, conformément à l’arrêté du 30 décembre 2014. Cette formation est pour assurer une prise en charge adéquate des urgences vitales.
La manipulation d’aides techniques (fauteuils, verticalisateurs, barres de transfert) et l’accompagnement de patients avec atteintes neurologiques exposent l’ergothérapeute à des risques fréquents : chute, étouffement, crise convulsive, arrêt cardiaque.
| Situation fréquente | Réponse AFGSU |
|---|---|
| Patient qui chute et perd connaissance | Évaluation, mise en sécurité, appel du 15, PLS |
| Crise d’épilepsie | Surveillance, protection, alerte |
| Dysphagie ou fausse route | Désobstruction des voies aériennes, position d’attente |
| Malaise vagal ou cardiaque | Reconnaissance des signes, gestes de survie |
Intégrer les réflexes AFGSU dans les prises en charge
En psychomotricité
- Adapter le rythme des séances aux patients à risque
- Repérer les signes précurseurs de malaise ou de chute
- Mettre en place un protocole de gestion d'urgence au cabinet
En ergothérapie
- Sécuriser les transferts, anticiper les incidents liés aux aides techniques
- Élaborer des grilles de risque pour les séances à domicile
- Se coordonner avec les soignants et le médecin traitant en cas d’urgence avérée
L’un des apports majeurs de l’AFGSU pour ces professionnels réside dans la prise en compte des urgences spécifiques au handicap : communication altérée, inconfort non exprimé, comportement inhabituel révélateur d’un trouble grave. Ces éléments, intégrés à la rééducation ou à la réadaptation, renforcent l’impact clinique de l’intervention.
Sources :
